La Saline-les-Bains : le Choka mis à l’arrêt par la préfecture
Le couperet est tombé pour l’un des établissements les plus en vue de La Saline. Le Choka, complexe mêlant restaurant et clubbing en bord de mer, fait l’objet d’une fermeture administrative immédiate. Une décision radicale signée par la préfecture ce 2 mars 2026, après des mois de tensions et de manquements réglementaires.
Des travaux sans autorisation et une sécurité défaillante
L’affaire a débuté lors d’un contrôle inopiné de la commission de sécurité en octobre dernier. Les conclusions des experts étaient sans appel : l’établissement avait entrepris de vastes rénovations sans solliciter le moindre permis auprès de la mairie de Saint-Paul.
Au-delà du défaut d’autorisation, c’est la mise en danger des usagers qui a précipité la fermeture. Le rapport pointe des défaillances critiques :
- Systèmes d’alerte : Mauvais fonctionnement de l’alarme incendie et de l’éclairage de secours.
- Électricité : Absence totale de contrôle certifié des installations.
- Solidité : Des doutes subsistent sur la robustesse des nouveaux aménagements réalisés à ciel ouvert.
Avec un avis défavorable de niveau 4 (le plus sévère), la structure était considérée comme un risque majeur pour le public lors des soirées d’affluence.
Le voisinage à bout de nerfs
Outre les problèmes techniques, le Choka était dans le collimateur des riverains. Avec une programmation allant jusqu’à cinq soirées par semaine, les nuisances sonores répétées avaient fini par exaspérer le quartier. Malgré une mise en demeure du maire de Saint-Paul restée sans réponse en décembre, l’établissement a continué ses activités comme si de rien n’était.
Face à l’inaction des dirigeants, le Préfet a finalement décidé de se substituer au pouvoir municipal pour ordonner la fermeture sèche de l’enseigne.
« La réglementation sur les Établissements Recevant du Public (ERP) n’est pas une option. Elle garantit la protection des clients, » rappelle fermement la préfecture.
Quel avenir pour le spot de La Saline ?
La réouverture n’est pas pour demain. Pour espérer accueillir de nouveau des noctambules, la direction du Choka devra impérativement :
- Réaliser les travaux de mise en conformité exigés.
- Obtenir le feu vert d’un organisme de vérification agréé.
- Passer avec succès une nouvelle visite de la commission de sécurité.
Cette fermeture laisse un goût amer dans le secteur, notamment pour les employés, mais rappelle que la fête ne peut s’affranchir des règles de sécurité élémentaires sur le littoral saint-paulois.